La méthode

Ce que MyDogType mesure, comment il le calcule, et ce qu'il ne prétend pas faire.

La structure s'inspire de dimensions comportementales étudiées dans la littérature et dans des questionnaires reconnus en comportement canin. Les situations et le système de restitution de MyDogType ont été conçus spécifiquement pour cet outil.

Des situations, pas un caractère

Le test ne vous demande jamais si votre chien est craintif, sociable ou têtu. Il vous demande ce qu'il fait dans une situation précise : quand on sonne, quand un chien inconnu approche de face, quand vous fermez la porte, quand un jeu s'arrête net.

La raison est simple. Un maître à qui l'on demande un jugement répond avec l'image qu'il a de son chien. Un maître à qui l'on demande une fréquence répond avec ce qu'il a vu. Les deux réponses ne se ressemblent pas, et seule la seconde est exploitable.

Vingt-huit situations sont posées, réparties sur huit dimensions : entre trois et quatre par dimension. Cinq d'entre elles sont formulées à l'envers, de sorte qu'une réponse haute abaisse le score au lieu de l'élever. C'est ce qui évite qu'un maître pressé coche la même colonne du début à la fin sans que cela se voie.

Comment un score est calculé

Chaque réponse vaut de 0 à 4 sur une échelle de fréquence à cinq niveaux. Le score d'une dimension est la moyenne de ses items, ramenée sur 100. Rien de plus : pas de pondération cachée, pas de correction, pas de courbe.

L'option jamais observé n'est pas un zéro. Elle retire l'item du calcul de sa dimension. Un chien qui n'a jamais croisé d'enfant ne doit pas être compté comme mauvais avec les enfants, il doit être compté comme non renseigné sur ce point.

Quand toutes les situations d'une dimension sont marquées jamais observé, la dimension est rendue comme non évaluée, et le rapport le dit. Nous préférons une case vide à un chiffre inventé.

D'où viennent les huit dimensions

Deux instruments servent de repère à la structure. Le C-BARQ, développé à l'université de Pennsylvanie, décrit le comportement du chien à travers un ensemble de facteurs et est très utilisé en recherche. Le MCPQ-R, développé à l'université Monash, décrit la personnalité du chien sur cinq facteurs.

Ce que MyDogType leur emprunte, c'est une idée de découpage : le comportement d'un chien se décrit mieux par plusieurs axes indépendants que par une étiquette unique, et ces axes se mesurent par des situations rapportées par le maître.

Ce que MyDogType ne leur emprunte pas : aucun de leurs items, aucun de leurs barèmes, aucun de leurs seuils. Les vingt-huit situations ont été écrites pour cet outil, les huit dimensions sont un découpage propre à MyDogType, et le test n'a pas suivi le processus de validation de ces instruments. MyDogType n'est pas un C-BARQ abrégé et ne doit pas être présenté comme tel.

Comment l'archétype est attribué

Chaque archétype est défini par un jeu de poids sur les huit dimensions : ce qui doit être haut, ce qui doit être bas, et avec quelle importance. Les huit scores de votre chien sont confrontés aux dix jeux de poids, et celui qui colle le mieux l'emporte.

Une correction est appliquée avant la comparaison. Certains archétypes obtiendraient mécaniquement un meilleur score brut que d'autres, simplement parce que leur combinaison est plus fréquente. Chaque score brut est donc rapporté à la distribution de son propre archétype avant d'être comparé aux neuf autres. Sans cette correction, un archétype captait quinze fois plus de chiens que le plus rare.

L'archétype est un résumé, pas le résultat. Deux chiens du même archétype peuvent avoir des scores très différents, et c'est le profil en huit dimensions qui porte l'information.

Le positionnement statistique

Le rapport indique où se situe votre chien par rapport aux autres sur chaque dimension. Tant que la base contient moins de cinq cents profils, cette comparaison est calculée sur une distribution de référence documentée, et elle est étiquetée estimation partout où elle apparaît.

Au-delà de cinq cents profils, le calcul bascule automatiquement sur les chiens réellement évalués, et l'étiquette change. Nous ne présenterons jamais une estimation comme une mesure.

Les huit dimensions mesurées

  • Peur et prudence
  • Anxiété de séparation
  • Sociabilité canine
  • Sociabilité humaine
  • Contrôle de soi
  • Attachement
  • Coopération
  • Instinct de poursuite

Il n'existe pas de bon ou de mauvais profil. C'est la combinaison des dimensions qui compte.

Ce que le test mesure, et ce qu'il ne mesure pas

Ce qu'il mesure

  • La fréquence de comportements rapportés par vous, dans des situations nommées
  • La position relative de votre chien sur huit axes indépendants
  • La combinaison de ces axes, résumée par un archétype
  • Des signaux qui justifient l'avis d'un professionnel

Ce qu'il ne mesure pas

  • L'état de santé, la douleur, ni aucune cause médicale d'un comportement
  • Les capacités cognitives ou l'intelligence
  • La race, ni le croisement
  • Le risque de morsure, qui ne se prédit pas par questionnaire
  • Ce qui s'est passé avant l'adoption

Les limites, dites franchement

  • Un seul observateur

    Tout repose sur vos réponses. Deux personnes du même foyer répondant séparément n'obtiendront pas exactement le même profil, et cet écart est une information en soi.

  • Une photographie, pas un film

    Le test décrit votre chien tel qu'il est aujourd'hui. Un chien adopté depuis moins de six mois, un chiot, un chien qui sort d'une maladie ou d'un déménagement donneront un résultat qui bougera.

  • Aucune observation directe

    Ni vidéo, ni examen, ni mise en situation. C'est ce qui permet de faire le test en quatre minutes, et c'est aussi ce qui interdit d'en tirer un diagnostic.

  • Une base encore jeune

    Le positionnement statistique est une estimation tant que cinq cents profils n'ont pas été enregistrés. C'est écrit sur le rapport, à chaque fois.

La sécurité avant tout

Cinq situations du test ne servent pas au calcul du profil. Elles servent à repérer ce qui relève d'un professionnel : une morsure qui a laissé une marque, un changement de comportement soudain, un refus de manipulation. Si l'une d'elles est déclenchée, nous vous orientons gratuitement, avant tout écran de paiement, et le rapport remplace l'axe concerné par cette orientation au lieu de vous vendre un programme.

Références et inspirations

Les deux instruments dont la structure s'inspire. Nous ne reprenons ni leurs items, ni leurs barèmes, et MyDogType n'a pas suivi leur processus de validation.

  • C-BARQ · University of Pennsylvania

    Questionnaire d'évaluation du comportement et de la personnalité du chien, renseigné par le propriétaire. Décrit le comportement à travers un ensemble de facteurs et est très utilisé en recherche.

  • MCPQ-R · Monash University

    Questionnaire de personnalité canine renseigné par le propriétaire, qui décrit la personnalité du chien sur cinq facteurs.

Méthode MyDogType — version 1.0

Dernière mise à jour : 23 août 2026

MyDogType évoluera avec l'accumulation de données et les retours des propriétaires. Toute modification du questionnaire, des seuils ou du calcul des archétypes fera l'objet d'un changement de version.

Outil éducatif inspiré des questionnaires comportementaux canins. Ne remplace ni un vétérinaire, ni un vétérinaire comportementaliste, ni un éducateur canin professionnel.

Reste à voir ce que ça donne sur votre chien

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