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Chien qui supporte mal la solitude

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Les voisins vous ont prévenu, ou vous avez trouvé la porte marquée. Avant de chercher une méthode, il faut savoir de quoi vous parlez : l'ennui et la détresse produisent des dégâts qui se ressemblent et se travaillent à l'opposé.

Ce qui se passe pendant votre absence

Chez un chien en détresse, le pic n'est pas à la troisième heure, il est dans les vingt à quarante minutes qui suivent votre départ. Halètement, salivation, rythme cardiaque élevé, incapacité à s'installer. Ensuite, beaucoup s'épuisent et finissent par dormir, ce qui donne à leur maître l'impression rassurante que tout s'est bien passé.

C'est pour cette raison qu'un enregistrement des trente premières minutes vaut plus que tout ce que vous pouvez déduire en rentrant.

Les trois signes qui comptent

Les vocalises dans la demi-heure qui suit le départ, par séries plutôt qu'en continu. Les dégâts localisés sur une issue, porte, encadrement, poignée, fenêtre, plutôt que sur un coussin au milieu du salon. Et le temps de retour au calme quand vous rentrez sans rien dire.

Un coussin éventré au milieu de la pièce, sans vocalise ni dégât sur les issues, ressemble davantage à un chien qui n'avait rien à faire. Ce n'est pas la même chose, et cela ne se travaille pas de la même façon.

Pourquoi gronder au retour aggrave la situation

Votre chien n'associe pas votre humeur au dégât fait quarante minutes plus tôt, il l'associe à votre arrivée. Vous ajoutez donc de l'appréhension au moment du retour, chez un animal dont le problème est déjà l'attente du retour.

L'aplatissement, l'oreille basse ou le regard fuyant que l'on prend pour de la culpabilité sont des postures d'apaisement, produites par votre attitude au moment présent. Elles ne prouvent rien sur ce que le chien a compris de la veille.

La seule règle qui fait progresser

On ne dépasse jamais le seuil. Le seuil est la durée d'absence à partir de laquelle votre chien se met à vocaliser ou à ne plus se poser. Si ce seuil est de deux minutes, le travail commence à une minute trente, pas à dix.

Chaque absence qui produit une vocalise annule plusieurs jours de progrès. C'est décourageant à lire et c'est la raison pour laquelle la plupart des programmes échouent : ils montent trop vite parce que personne n'a mesuré le point de départ.

En pratique, cela veut dire organiser autrement les absences que vous ne pouvez pas éviter pendant la durée du travail. Un chien qui reste six heures seul tous les jours ne progressera pas sur des départs progressifs de trois minutes.

Quand ce sujet relève du vétérinaire

Si votre chien se blesse en tentant de sortir, s'il salive au point de laisser des traces au sol, s'il refuse toute nourriture en votre absence, ou si le comportement est apparu brusquement chez un chien qui supportait la solitude, prenez rendez-vous avant de commencer un programme.

La détresse de séparation est un des rares sujets comportementaux où un accompagnement vétérinaire change réellement la vitesse des progrès. Sur ce sujet, un plan d'entraînement seul n'est pas toujours la bonne réponse.

La dimension concernée : Anxiété de séparation

L'anxiété de séparation est l'une des huit dimensions du profil, et son score se lit avec celui de l'attachement : c'est leur combinaison qui indique si vous avez devant vous un chien qui s'ennuie ou un chien qui ne tient pas.

Faire le test

Le test situe votre chien sur les huit dimensions en quatre minutes. Archétype et profil gratuits.

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