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Comment travailler le rappel

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Il revient dans le jardin et pas au parc. Il revient sans les autres chiens et pas avec. Ce n'est pas de la désobéissance sélective, c'est un calcul, et vous pouvez agir sur les deux termes.

Ce que votre chien évalue

À chaque rappel, deux choses sont mises en balance : ce qu'il gagne en revenant, et ce qu'il perd en quittant ce qu'il faisait. Un chien qui renifle une piste et qui entend son nom compare une friandise ordinaire à quinze minutes d'information olfactive. La friandise perd, et il a raison.

Cela veut dire que le rappel ne se travaille pas en répétant le mot. Il se travaille en changeant ce que vaut le retour, et en choisissant les moments où le calcul vous est favorable.

Mesurez avant de commencer

Sur dix rappels dans votre jardin, combien reviennent sans que vous ayez à répéter ? Puis les mêmes dix dans un parc calme. Puis à trente mètres d'un autre chien. Vous obtenez trois chiffres, et ces trois chiffres sont votre point de départ.

La plupart des maîtres travaillent d'emblée dans la situation la plus difficile, celle qui les gêne. C'est aussi celle où le taux de réussite est le plus bas, donc celle où le mot est le plus souvent prononcé sans effet.

Les trois erreurs qui cassent un rappel

Répéter. Chaque fois que le nom est prononcé sans que rien ne suive, il perd un peu de sa valeur. Un rappel qui a été répété cinq cents fois sans conséquence n'est plus une information, c'est un bruit de fond.

Rappeler pour terminer. Si le rappel signifie neuf fois sur dix la fin de la balade, la laisse et le retour à la maison, votre chien apprend exactement ce que vous lui enseignez. Rappelez souvent pour rien, et relâchez.

Gronder celui qui revient. Un chien qui met deux minutes à revenir et qui se fait recevoir froidement a appris que revenir tard coûte cher. La fois suivante, il ne reviendra pas plus vite, il reviendra encore moins.

Pourquoi le même exercice ne marche pas sur tous les chiens

Deux chiens qui ne reviennent pas ne le font pas pour la même raison. L'un a un instinct de poursuite qui prend la main dès qu'une cible bouge, et sur lui il faut travailler la distance à la cible avant de travailler le mot. L'autre a une coopération basse et une bonne indépendance : il entend très bien, il ne trouve simplement pas l'offre intéressante.

Le premier a besoin d'un travail à distance, sur des cibles graduées. Le second a besoin qu'on rende le retour rentable et prévisible. Appliquer la méthode de l'un à l'autre ne donne rien, et c'est la cause la plus fréquente d'un rappel qui stagne malgré des mois de travail.

La dimension concernée : Coopération

La coopération et l'instinct de poursuite sont deux des huit dimensions du profil. Leurs deux scores disent lequel des deux rappels vous avez à travailler, et l'ordre dans lequel le prendre.

Faire le test

Le test situe votre chien sur les huit dimensions en quatre minutes. Archétype et profil gratuits.

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